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Archives pour 03/2009

Tourisme : la possibilité d’une île

27/03/2009

J’ai récemment acheté au second marché quelques noms d’île francophones. On peut toujours rêver ! :D
Feroe.fr : les îles Féroé appartiennent au Danemark.
IlesCook.fr : les îles Cook sont un État indépendant de l’océan Pacifique, en libre association avec la Nouvelle-Zélande.
IlesSalomon.fr : les îles Salomon (Solomon Islands) sont un État de l’océan Pacifique situé en Mélanésie (Océanie), constitué d’une 12aine d’îles principales.
Kiribati.fr : Kiribati ou Christmas est un atoll de l’océan Pacifique.
Lampedusa.fr : Lampedusa (archipel des Pélages) se trouve au sud de la Sicile.
SaoTome.fr : São Tomé-et-Príncipe est un archipel de l’Atlantique Sud à 350 km du Gabon.
Tokelau.fr : les Tokelau sont un archipel de 3 atolls polynésiens du Pacifique.
Tudy.fr : Île-Tudy est une île et une commune française de Bretagne.
IlesCocos.com : les îles Cocos (Cocos Islands), anciennement Keeling, sont un archipel corallien de l’océan Indien, proche de l’Australie.

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internationalized domain name, IDN (nom de domaine internationalisé, NDI)

26/03/2009

Développé aux Etats-Unis et à une époque où les ordinateurs étaient plutôt limités, le système de nommage Internet d’origine (DNS, Domain Name System) était basé sur l’alphabet anglophone, auquel s’ajoutaient les chiffres et le trait d’union (sous-ensemble du codage ASCII, plus précisément les normes RFC 952 puis RFC 1123).

C’était simple et efficace, mais signifiait entre autres : pas d’accents ni de caractères “spéciaux”, et pas plus d’alphabets “exotiques”.

Avec l’évolution des machines, la naissance du codage Unicode et la fabuleuse propagation du Net sur l’ensemble du Globe, l’ICANN a fini par lancer début 2006 le chantier des noms de domaine internationalisés (IDN en anglais). Un an plus tard, les premiers tests commençaient en 11 langues, incluant les caractères latins, les idéogrammes chinois et japonais, les symboles arabes, le cyrillique, etc.

Pour des raisons pratiques et de compatibilité, la retranscription d’un IDN s’effectue toujours avec le système originel, via le protocole Punycode : le nom est préfixé par “xn--” et chaque caractère “spécial” est converti en sa valeur Unicode.
Par exemple, “www.domaineinternationalisé.com” deviendra “www.xn--domaineinternationalis-w8b.com” (salut David).

Si les partisans du multiculturalisme mondial s’en sont réjouis, les cybersquatteurs également. En effet, les IDN démultipliaient d’un coup les possibilités de réserver des variantes subtiles de noms très convoités.
Ainsi materiel.net a été rapidement squatté par matériel.net, mais le recours URDP de la société Domisys a été rejeté au titre de la généricité du terme…

Il y a plus délicat : la confusion due à une similarité typographique, voire une homographie parfaite, certains caractères ressemblant à s’y méprendre à d’autres. Ceci n’est pas une “pįpe”, ce “ij” n’est pas un “i j”, et même ce “а” (cyrillique, codé xn--80a) n’est pas un “a” (latin, codé a) !

Notes :

  • On parle aussi de domaines internationaux ou multilingues (international, multinational, multilingual domains).
  • Certaines extensions n’autorisent pas les IDN ou se limitent à certains alphabets. Ainsi, le .INFO n’est pas ouvert à la langue française, tandis que le danois, l’espagnol, l’islandais ou le hongrois sont possibles. Mais les domaineurs francophones rusés peuvent exploiter les lettres communes à plusieurs langues, comme l’accent aigu (présent en espagnol). Pour l’instant, crédit.info est donc réservable, mais pas hôtel.info…

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cybersquatting, domain squatting, name squatting (cybersquattage)

26/03/2009

Utilisation abusive et parasitaire d’un nom en vue d’en exploiter le trafic résiduel et/ou de le revendre à son titulaire “légitime” avec une forte plus-value.

Il existe plusieurs formes de parasitisme :
- Squatter littéralement le nom lui-même, dans l’une des multiples extensions.
C’est comme si un particulier achetait Danone.tel pour le revendre au gérant de Danone.fr ou lui faire du tort. Dans le cas de noms de société connues ou de marques déposées, le squatteur s’expose au mieux à devoir rétrocéder le nom sans aucune compensation, et au pire à de sérieux soucis juridiques (contrefaçon)…

Mais certaines affaires sont plus subtiles, notamment avec les homonymes et les “génériques”. Ainsi, MontBlanc.com peut être légitimement un site consacré à la montagne, le stylo ou la crème éponymes !
Et un conflit célèbre oppose depuis des années PagesJaunes.fr à PagesJaunes.com : l’expression est-elle générique (elle existe dans de nombreux pays) ou France Telecom peut-il faire valoir sa marque ? A suivre.

- Jouer sur les fautes de frappe (lettres manquantes, en trop, inversées, décalées).
Par exemple, gooogle.com, googel.com, hotamil.com, hotmzil.com, wanado.fr, wandoo.fr, etc.
C’est le typo squatting.

- Exploiter des variantes, par ajout de mots (préfixes ou suffixes).
Par exemple, godaddy-sucks.com renvoie sur un site à caractère sexuel (”sucks” étant ici pris au sens de “qui suce” et non de “qui est naze”). C’est clairement répréhensible. En revanche, des mécontents ont créé le site GoToDaddyNot.com pour dénoncer certaines pratiques commerciales de GoDaddy.com : attaqués par ce dernier, ils ont gagné devant l’OMPI, au motif de la libre critique (et l’absence de mauvaise foi). Cas intéressant, car le même jugement les a aussi dépossédés du nom GoToDaddy.com !
On retrouve certaines subtilités, selon que des termes sont considérés ou non comme génériques. Ainsi, BananaLotto.com a gagné contre la Française des Jeux, tandis que LotoGratuit.fr et LotoFrance.fr ont perdu !

Dans tous les cas… ne vous aventurez pas dans le Côté Obscur du Domaining ! Vous le regretteriez.

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push

26/03/2009

La procédure de transfert d’un nom entre deux titulaires est parfois longue et complexe, surtout pour les extensions restrictives (comme le .FR ou le .EU), et implique de renouveler le nom pour un an minimum (avec parfois des frais supplémentaires).

Dans le cas d’un transfert “interne”, c’est-à-dire entre deux comptes au sein d’un même bureau d’enregistrement, elle mériterait d’être plus simple. C’est pourquoi certains registrars permettent de “pousser” le nom gratuitement vers un autre compte, en spécifiant juste son identifiant.

Citons entre autres ENom.com, GoDaddy.com, NameCheap.com, Amen.fr, etc.
Les domaineurs sont particulièrement friands de cette fonctionnalité.

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Cybersquattage 2008 : +8%, ça monte ? non, ça descend !

18/03/2009

De tous temps, on a fait dire n’importe quoi aux chiffres. La domainologie n’en est pas exempte… et je le prouve. ;)

Tout d’abord, qui n’a pas eu envie de gonfler les statistiques d’un de ses domaines pour tenter de mieux le vendre ? Montrer des résultats d’une requête Google sans guillemets, insister sur le gros nombre de pages trouvées pour détourner l’attention de chiffres de parking ou AdWords faibles, etc.

Mais le pire, ce sont les études officielles… ou plutôt l’interprétation erronée que peuvent en faire les analystes du secteur, notamment les journalistes. C’est flagrant avec le rapport sur le cybersquattage en 2008 publié par l’OMPI il y a 2 jours. Il est vrai que son titre était maladroit (”Nombre record d’affaires…”), mais tous les commentateurs, avides de scoops rapides et de mauvaises nouvelles, se sont engouffrés dans la voie du catastrophisme. Lire la suite…

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SEDO

10/03/2009

Place de marché et plate-forme permettant d’acheter, vendre et parquer des noms de domaine. Un des leaders mondiaux du secteur.

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reg fee, registration fee (coût d’enregistrement)

10/03/2009

C’est le prix d’un primo-enregistrement, c’est-à-dire d’une réservation sur le premier marché.

Signifie aussi qu’un domaine ne vaut rien, et ne pourra pas être revendu plus cher que son coût d’acquisition :
“Eh les gars, à combien vous estimez mon super-nom JeSuisUnNouveauDomaineurQuiEnregistreNImporteQuoi.info ?”
“Euh, désolé, regfee…”

Parmi les autres coûts habituels, citons aussi le renouvellement (renew fee) et le transfert (transfer fee).

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metrics (métrique, outils de mesure)

10/03/2009

Outils et techniques permettant d’évaluer, mesurer, comparer toutes sortes d’informations utiles à différentes phases du cycle de vie d’un nom de domaine ou d’un site Web.

Pour un nom générique, on commence souvent par saisir l’expression dans Google pour connaître le nombre de pages correspondantes : par exemple en février 2009, “domaines génériques” renvoyait moins de 5000 pages, et “generic domains”, plus de 50000. Si ces noms étaient libres, on voit lequel génère le plus de contenu et/ou d’activité et serait peut-être le plus intéressant à réserver.

Mais la popularité d’une expression et son potentiel de monétisation sont souvent dissociés. Il faut alors déterminer si ce “mot-clé” est souvent cherché par les internautes et s’il génère des dépenses côté annonceurs publicitaires.

Pour un domaine vendu sur le second marché et parqué, il peut être important de connaître sa fréquentation, son “page rank”, son taux de clic, son taux de transformation, etc.

La métrique est une science délicate, qui présente au moins 2 gros inconvénients :
- La surcharge de données (trop d’info tue l’info). Quel outil privilégier pour prendre une décision ? Sur quels critères ? Comment faire le tri des résultats ? Ne faut-il pas plutôt se fier à son intuition ?
- Les erreurs d’interprétation et les “faux positifs”. Oui, “Bordeaux” renvoie 60 millions de pages. Mais si vous vendez du vin, éliminez toutes celles concernant la ville et la couleur ! Etc.

admin Lexique , ,

Adieu TrigoneConcept.com, vive Domainologie.com !

06/03/2009

Bien qu’assez ancien, le nom de domaine TrigoneConcept.com n’était pas très approprié pour ce blog. Il devait servir de réceptacle aux projets du vieux geek surnommé “Trigone”, et le domaining (pardon, le domainisme !?) en faisait partie.
Le vieux geek ne savait pas encore qu’il allait se passionner pour le secteur… et finir par réserver Domainologie.com/.fr (et Domainisme.com/.fr) quelques mois plus tard : quoi de plus pertinent pour traiter des sujets qui nous concernent ici ?

admin Editos