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Bilan de fin d’année 2009

29/12/2009

Tout d’abord, Bonnes Fêtes de fin d’année à tous les domaineurs, et aux autres acteurs du marché !

Ensuite, en cette période vient le traditionnel “bilan de fin d’année”.
Notre expérience personnelle est encore limitée et nous nous contenterons de signaler que les ventes de noms francophones (notamment en .com et .fr) ont connu une hausse notable en nombre (plus de noms échangés), mais pas forcément en valeur (prix moins élevés ?).

Mais nous n’allons pas nous lancer dans une analyse hasardeuse tandis que deux professionnels du secteur ont déjà publié des articles fort pertinents !

Ainsi, Rémy Sahuc présente sur son site Blogodomaines une longue “Rétrospective 2009″, et ne manque pas de se pencher sur les perspectives 2010. A lire sans attendre.

De son côté, David Chelly publie sur Mailclub.info ses “Perspectives pour le domaining en 2010″, sans oublier bien sûr une petite rétrospective 2009… ;)
On peut aussi signaler un article de décembre sur “Le devenir du marché des noms de domaine français”, signé Jean-François Poussard de Mailclub.

Bonne lecture et, pour l’année qui arrive, ne vous laissez pas démoraliser par la morosité ambiante.
La chute régulière des revenus du parking et l’érosion des prix de vente ne pourront être compensées que par un accroissement de la qualité des noms de domaine !
Nous résumerons en une phrase presque emblématique, extraite de Blogodomaines : pour l’avenir du domaining, “il serait devenu plus rentable de travailler que de ne rien faire“. :D

Meilleurs voeux.

admin Editos ,

Guerres de religion : le pluriel

08/05/2009

L’informatique est friande de “guerres de religion” : PC vs Mac, Windows vs Linux, Atari vs Amiga, Microsoft vs Reste du monde, etc.
Le secteur des noms de domaine n’est pas en reste, et le débat fait régulièrement rage autour de 2 points : pluriel ou pas pluriel ? tirets ou pas tirets ? Lire la suite…

admin Editos , , ,

URDP : GoDaddy joue à “qui perd gagne”

02/04/2009

Un arbitre de l’OMPI vient de rendre une décision partagée dans le cadre d’une requête URDP initiée par le registrar GoDaddy.com contre DomainsNext.com.

D’un côté, le site GoToDaddyNot.com (et sa variante en .net) avait été créé pour dénoncer certaines pratiques commerciales du registrar : attaqué par ce dernier, DomainsNext a gagné devant l’OMPI au motif de la libre critique avec absence de mauvaise foi.
Cas intéressant, car d’un autre côté, le même jugement les a aussi dépossédés du nom GoToDaddy.com, jugé trop proche de la marque.

On constate que la qualification de “cybersquattage” ne se résume pas à l’utilisation d’une marque déposée dans un nom de domaine, mais s’apprécie également selon le contenu effectif du site. La liberté d’expression étant un droit, chacun peut critiquer une marque sans être accusé de parasitage ou de contrefaçon pour autant.

Ne pas tomber dans la diffamation, cependant… Certains préfixes et suffixes sont plus ambigus que le très neutre “not” de cette affaire. Ainsi, godaddy-sucks.com renvoie sur un site à caractère sexuel (avec redirection). Outre le squattage manifeste, “sucks” joue ici sur le double sens “qui suce” et “qui est naze”… On ne doute pas de l’issue de la prochaine procédure URDP. ;)

Quelques autres cas en attente de décision : odady.com, websitetonight.net, bigdaddyhostingco.com. A suivre !

admin Editos ,

typosquatting (?)

02/04/2009

Forme de cybersquattage qui consiste à déposer des variantes d’un nom de domaine en jouant sur les fautes de frappe : lettres manquantes, en trop, inversées, décalées.
Par exemple, gooogle.com, googel.com, hotamil.com, hotmzil.com, wanado.fr, wandoo.fr, etc.

admin Lexique , , ,

Mes dernières acquisitions (et j’en suis fier)

01/04/2009

- Brandable sur le thème de la crise : Cacastrophe.com
- Pour les passionnés de plats germaniques : ChoucrouteMania.com
- Conflits de voisinage : ConflitDeConnard.com
- Typo d’apprenti-domaineur : Domeining.com
- Conceptuel : eBleuTissage.com (mieux qu’aVertTissement.com)
- Chaud chaud chaud : FetichismePantoufles.com
- Des RDV sur un coin de table : SandwichDating.com
- Pour culbuter dans les vignes : Viticulbuteurs.com (in vino veritas)
- Casimir-land : LePaysJoyeuxDesEnfantsHeureuxEtDesMonstresGentils.com
- Un peu de sexe, quand même : MinousTouffus.com
- Conceptuel, bis : PiscineDiffamatoire.com
- Pour bien maigrir des cheveux : ShampoingLight.com, ShampoingSansSucre.com, ShampoingZeroCalorie.com
- Ultra-géographique : Municipalite-de-Saint-Germain-en-Laye-78100.fr

Faites vos offres ! A partir de high €€ €€€, SVP !
(Coco, je t’en reverse la moitié, of course !)

admin Editos ,

L’imagination humaine est sans bornes

01/04/2009

… ou jusqu’où aller trop loin ?

Je fais de temps à autre une incursion à la “déchetterie” des noms de domaine, à savoir la liste en vrac des noms expirés du jour.
C’est là qu’on prend conscience, à chaque fois, de la profondeur de l’adage “pendant la ruée vers l’or, celui qui s’enrichit est le vendeur de pelles”. Les registrars ne font pas leur beurre avec les noms et services achetés pour monter des sites, mais bien avec l’imagination sans bornes des domaineurs… ou apprentis-domaineurs !

En ce 1er avril, et sans aucun poisson, promis, je ne résiste pas au plaisir de vous extraire quelques perles en .COM. Je ne comprends pas toujours comment de telles bizarreries sans valeur peuvent avoir existé :
Lire la suite…

admin Editos , ,

Tourisme : la possibilité d’une île

27/03/2009

J’ai récemment acheté au second marché quelques noms d’île francophones. On peut toujours rêver ! :D
Feroe.fr : les îles Féroé appartiennent au Danemark.
IlesCook.fr : les îles Cook sont un État indépendant de l’océan Pacifique, en libre association avec la Nouvelle-Zélande.
IlesSalomon.fr : les îles Salomon (Solomon Islands) sont un État de l’océan Pacifique situé en Mélanésie (Océanie), constitué d’une 12aine d’îles principales.
Kiribati.fr : Kiribati ou Christmas est un atoll de l’océan Pacifique.
Lampedusa.fr : Lampedusa (archipel des Pélages) se trouve au sud de la Sicile.
SaoTome.fr : São Tomé-et-Príncipe est un archipel de l’Atlantique Sud à 350 km du Gabon.
Tokelau.fr : les Tokelau sont un archipel de 3 atolls polynésiens du Pacifique.
Tudy.fr : Île-Tudy est une île et une commune française de Bretagne.
IlesCocos.com : les îles Cocos (Cocos Islands), anciennement Keeling, sont un archipel corallien de l’océan Indien, proche de l’Australie.

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internationalized domain name, IDN (nom de domaine internationalisé, NDI)

26/03/2009

Développé aux Etats-Unis et à une époque où les ordinateurs étaient plutôt limités, le système de nommage Internet d’origine (DNS, Domain Name System) était basé sur l’alphabet anglophone, auquel s’ajoutaient les chiffres et le trait d’union (sous-ensemble du codage ASCII, plus précisément les normes RFC 952 puis RFC 1123).

C’était simple et efficace, mais signifiait entre autres : pas d’accents ni de caractères “spéciaux”, et pas plus d’alphabets “exotiques”.

Avec l’évolution des machines, la naissance du codage Unicode et la fabuleuse propagation du Net sur l’ensemble du Globe, l’ICANN a fini par lancer début 2006 le chantier des noms de domaine internationalisés (IDN en anglais). Un an plus tard, les premiers tests commençaient en 11 langues, incluant les caractères latins, les idéogrammes chinois et japonais, les symboles arabes, le cyrillique, etc.

Pour des raisons pratiques et de compatibilité, la retranscription d’un IDN s’effectue toujours avec le système originel, via le protocole Punycode : le nom est préfixé par “xn--” et chaque caractère “spécial” est converti en sa valeur Unicode.
Par exemple, “www.domaineinternationalisé.com” deviendra “www.xn--domaineinternationalis-w8b.com” (salut David).

Si les partisans du multiculturalisme mondial s’en sont réjouis, les cybersquatteurs également. En effet, les IDN démultipliaient d’un coup les possibilités de réserver des variantes subtiles de noms très convoités.
Ainsi materiel.net a été rapidement squatté par matériel.net, mais le recours URDP de la société Domisys a été rejeté au titre de la généricité du terme…

Il y a plus délicat : la confusion due à une similarité typographique, voire une homographie parfaite, certains caractères ressemblant à s’y méprendre à d’autres. Ceci n’est pas une “pįpe”, ce “ij” n’est pas un “i j”, et même ce “а” (cyrillique, codé xn--80a) n’est pas un “a” (latin, codé a) !

Notes :

  • On parle aussi de domaines internationaux ou multilingues (international, multinational, multilingual domains).
  • Certaines extensions n’autorisent pas les IDN ou se limitent à certains alphabets. Ainsi, le .INFO n’est pas ouvert à la langue française, tandis que le danois, l’espagnol, l’islandais ou le hongrois sont possibles. Mais les domaineurs francophones rusés peuvent exploiter les lettres communes à plusieurs langues, comme l’accent aigu (présent en espagnol). Pour l’instant, crédit.info est donc réservable, mais pas hôtel.info…

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cybersquatting, domain squatting, name squatting (cybersquattage)

26/03/2009

Utilisation abusive et parasitaire d’un nom en vue d’en exploiter le trafic résiduel et/ou de le revendre à son titulaire “légitime” avec une forte plus-value.

Il existe plusieurs formes de parasitisme :
- Squatter littéralement le nom lui-même, dans l’une des multiples extensions.
C’est comme si un particulier achetait Danone.tel pour le revendre au gérant de Danone.fr ou lui faire du tort. Dans le cas de noms de société connues ou de marques déposées, le squatteur s’expose au mieux à devoir rétrocéder le nom sans aucune compensation, et au pire à de sérieux soucis juridiques (contrefaçon)…

Mais certaines affaires sont plus subtiles, notamment avec les homonymes et les “génériques”. Ainsi, MontBlanc.com peut être légitimement un site consacré à la montagne, le stylo ou la crème éponymes !
Et un conflit célèbre oppose depuis des années PagesJaunes.fr à PagesJaunes.com : l’expression est-elle générique (elle existe dans de nombreux pays) ou France Telecom peut-il faire valoir sa marque ? A suivre.

- Jouer sur les fautes de frappe (lettres manquantes, en trop, inversées, décalées).
Par exemple, gooogle.com, googel.com, hotamil.com, hotmzil.com, wanado.fr, wandoo.fr, etc.
C’est le typo squatting.

- Exploiter des variantes, par ajout de mots (préfixes ou suffixes).
Par exemple, godaddy-sucks.com renvoie sur un site à caractère sexuel (”sucks” étant ici pris au sens de “qui suce” et non de “qui est naze”). C’est clairement répréhensible. En revanche, des mécontents ont créé le site GoToDaddyNot.com pour dénoncer certaines pratiques commerciales de GoDaddy.com : attaqués par ce dernier, ils ont gagné devant l’OMPI, au motif de la libre critique (et l’absence de mauvaise foi). Cas intéressant, car le même jugement les a aussi dépossédés du nom GoToDaddy.com !
On retrouve certaines subtilités, selon que des termes sont considérés ou non comme génériques. Ainsi, BananaLotto.com a gagné contre la Française des Jeux, tandis que LotoGratuit.fr et LotoFrance.fr ont perdu !

Dans tous les cas… ne vous aventurez pas dans le Côté Obscur du Domaining ! Vous le regretteriez.

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push

26/03/2009

La procédure de transfert d’un nom entre deux titulaires est parfois longue et complexe, surtout pour les extensions restrictives (comme le .FR ou le .EU), et implique de renouveler le nom pour un an minimum (avec parfois des frais supplémentaires).

Dans le cas d’un transfert “interne”, c’est-à-dire entre deux comptes au sein d’un même bureau d’enregistrement, elle mériterait d’être plus simple. C’est pourquoi certains registrars permettent de “pousser” le nom gratuitement vers un autre compte, en spécifiant juste son identifiant.

Citons entre autres ENom.com, GoDaddy.com, NameCheap.com, Amen.fr, etc.
Les domaineurs sont particulièrement friands de cette fonctionnalité.

admin Lexique ,