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Archives pour la catégorie ‘Lexique’

Lexique du Domaining

28/01/2009

at-sign_2 Voici un petit lexique anglais-français du domaining (ou glossaire) qui va tenter de répertorier les termes du secteur, de les expliciter et de les traduire.

Il est fourni pour l’instant sous forme d’une ébauche grossière et sera complété jour après jour.
Pour des définitions plus fournies, voir ces sites français : domainesinfo.fr, afnic.fr, sedo.fr, netnames.fr. Ou anglais : icannwiki.org, dnf24.com, dnforum.com.

Note : ce lexique est (C) COPYRIGHT 2009 TRIGONE. Pour toute utilisation, me consulter au préalable.
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2C, 3C, 4C, …, 2L, 3L, 4L, …

29/01/2009

Noms de domaine courts constitués de X Caractères (A à Z, 0 à 9, tiret) ou X Lettres de l’alphabet (A à Z seulement).
La longueur maximale autorisée est 63 caractères.

Tous les .COM de 2 à 3 lettres ou caractères et la majorité des 4L ont déjà été réservés. Ils ne sont donc disponibles qu’au Second Marché !

Petits calculs :
- 2 lettres / 2L / LL = 676 possibilités (262).
Notez que certains registres n’autorisent pas ou plus leur enregistrement. C’est le cas pour l’extension .COM.
- 3 lettres / 3L / LLL = 17 576 possibilités (263).
- 3 caractères / 3C / CCC = 46 656 combinaisons en incluant les chiffres (363), 49 284 en incluant le tiret (36 x 37 x 37, puisqu’un nom ne peut pas commencer par un tiret).
- 4 lettres / 4L / LLLL = 456 976 possibilités (264).
- Etc.

Certaines combinaisons ont plus de valeur que d’autres, notamment celles correspondant à des acronymes, ou incluant des voyelles et/ou des lettres dites “premium” (voir estimation).

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AFNIC

29/01/2009

Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, gestionnaire de la base de données des noms de domaine géographiques .FR (France) et .RE (île de la Réunion).
En tant que registre, l’AFNIC ne vend rien elle-même, cette tâche étant assurée par les bureaux d’enregistrement agréés.

Créée en décembre 1997, elle a assoupli au fil des années les règles d’acquisition de noms en .FR, initialement réservés aux entités locales officielles et sur justificatif (entreprises, associations, etc.), mais aujourd’hui ouverts à toute personne disposant d’une adresse postale en France.

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brandability, brandable (?)

29/01/2009

Un acteur est bankable, un nom de domaine est brandable. ;-)
C’est son potentiel de valorisation, sa promesse d’avenir. Sa capacité à devenir une marque, à être monétisé, à générer du buzz, etc.
Trouver un terme à forte brandability (désolé pour l’anglicisme), ce peut être autant une affaire de métrique que d’intuition !

Aujourd’hui, les mots Google, eBay, YouTube, Amazon, FaceBook ont un potentiel gigantesque, et génèrent des milliers de variations de la part des acteurs du Web (machin-gle, bidule-bay, truc-tube, etc.). Mais qui aurait parié une seconde dessus à leur naissance ?

Un nom qui sonne très bien à l’oreille peut se révéler aussi “sexy” et prometteur qu’un autre dont toutes les métriques seraient au plus haut. La linguistique, l’ergonomie, la puissance marketing, etc., ont leur mot à dire. L’avenir déterminera le vainqueur !

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cybersquatting, domain squatting, name squatting (cybersquattage)

26/03/2009

Utilisation abusive et parasitaire d’un nom en vue d’en exploiter le trafic résiduel et/ou de le revendre à son titulaire “légitime” avec une forte plus-value.

Il existe plusieurs formes de parasitisme :
- Squatter littéralement le nom lui-même, dans l’une des multiples extensions.
C’est comme si un particulier achetait Danone.tel pour le revendre au gérant de Danone.fr ou lui faire du tort. Dans le cas de noms de société connues ou de marques déposées, le squatteur s’expose au mieux à devoir rétrocéder le nom sans aucune compensation, et au pire à de sérieux soucis juridiques (contrefaçon)…

Mais certaines affaires sont plus subtiles, notamment avec les homonymes et les “génériques”. Ainsi, MontBlanc.com peut être légitimement un site consacré à la montagne, le stylo ou la crème éponymes !
Et un conflit célèbre oppose depuis des années PagesJaunes.fr à PagesJaunes.com : l’expression est-elle générique (elle existe dans de nombreux pays) ou France Telecom peut-il faire valoir sa marque ? A suivre.

- Jouer sur les fautes de frappe (lettres manquantes, en trop, inversées, décalées).
Par exemple, gooogle.com, googel.com, hotamil.com, hotmzil.com, wanado.fr, wandoo.fr, etc.
C’est le typo squatting.

- Exploiter des variantes, par ajout de mots (préfixes ou suffixes).
Par exemple, godaddy-sucks.com renvoie sur un site à caractère sexuel (”sucks” étant ici pris au sens de “qui suce” et non de “qui est naze”). C’est clairement répréhensible. En revanche, des mécontents ont créé le site GoToDaddyNot.com pour dénoncer certaines pratiques commerciales de GoDaddy.com : attaqués par ce dernier, ils ont gagné devant l’OMPI, au motif de la libre critique (et l’absence de mauvaise foi). Cas intéressant, car le même jugement les a aussi dépossédés du nom GoToDaddy.com !
On retrouve certaines subtilités, selon que des termes sont considérés ou non comme génériques. Ainsi, BananaLotto.com a gagné contre la Française des Jeux, tandis que LotoGratuit.fr et LotoFrance.fr ont perdu !

Dans tous les cas… ne vous aventurez pas dans le Côté Obscur du Domaining ! Vous le regretteriez.

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domain hack (?)

29/01/2009

Jeu de mots ou astuce qui consiste à composer un nom original en utilisant l’extension et/ou un sous-domaine.
L’exemple le plus connu est le site de social bookmarking del.icio.us. Citons aussi les modèles de concision blo.gs et go.to !

Pour le domaineur professionnel, les hacks n’ont que peu d’intérêt. Ils en ont pour les collectionneurs, ou pour faire du buzz, mais rarement en vue d’une exploitation. Pour preuve, malgré (ou à cause de ?) sa notoriété grandissante, del.icio.us a fini par devenir delicious.com mi-2008…

Certaines extensions se prêtent mieux que d’autres à ces jeux, parce qu’elles représentent soit un mot soit un suffixe courant dans une langue répandue (donc surtout en anglais). Quelques exemples :
- .US (USA) / mot anglais “nous” ou suffixe anglais : WhoCalled.us, Del.icio.us
- .ME (Montenegro) / mot anglais “moi” ou suffixe français : YouKiss.me, TheBestFor.me, Hom.me, Fem.me
- .IT (Italie) / mot anglais “ça” : GoFor.it
- .BE (Belgique) / mot anglais “être” : LetIt.be
- .DE (Allemagne) / suffixe français : Para.de
- .IN / mot anglais “dans” : IWantToBe.in
- etc.

Lire aussi l’article “Domain hack” de Wikipedia.
Voir l’outil Xona.com pour générer des hacks sur mesure.

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domain name (nom de domaine)

29/01/2009

Nom composé qui identifie de façon unique un service Internet, généralement associé à un site Web et/ou un service de messagerie.
Il est constitué de 2 éléments, séparés par un point : le nom lui-même et le domaine (ou extension). Exemples : google.com, afnic.fr, etc.

Le nom ne peut être constitué que de lettres, de chiffres et de tirets. Historiquement, seul l’alphabet anglais était supporté. On peut désormais réserver un nom avec des accents ou dans un alphabet non occidental (on parle alors d’IDN).

Historiquement, l’extension ne comportait que 2 ou 3 lettres, mais ce n’est plus le cas. Elle peut être générique (.com, .net, .org, .info, etc.) ou géographique / nationale (.fr, .de, .us, etc. — les 2 lettres correspondant au code ISO 3166-1).

Il existe également des sous-domaines ou extensions secondaires, tels que .co.uk, .asso.fr, etc.

Avec la démocratisation d’Internet et son débordement sur tous les secteurs de l’activité humaine mondiale, le nom de domaine (à ne pas confondre avec le domaine lui-même) est devenu une réelle identité numérique, souvent source d’enjeux planétaires…

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domainer (domaineur)

29/01/2009

Personne qui pratique le domaining.

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domaining (domainisme ?)

29/01/2009

Activité de commerce et/ou exploitation de noms de domaine.
Cette pratique consiste à acheter des noms sur le premier marché ou le second marché, puis soit à les revendre (à des utilisateurs finals ou à d’autres domaineurs), soit à les exploiter (développement, parcage ou autre forme de monétisation).

Comme dans le secteur immobilier, on a donc 2 aspects : bâtir et spéculer, même si le second est surreprésenté…

La traduction “domainisme” est une proposition personnelle, seul le terme anglais étant usité… pour l’instant. La traduction littérale “domainage” aurait été affreuse. ;) On trouve aussi sur le Web quelques occurrences de “domainologie” et de “domainerie”. D’autres idées ?

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internationalized domain name, IDN (nom de domaine internationalisé, NDI)

26/03/2009

Développé aux Etats-Unis et à une époque où les ordinateurs étaient plutôt limités, le système de nommage Internet d’origine (DNS, Domain Name System) était basé sur l’alphabet anglophone, auquel s’ajoutaient les chiffres et le trait d’union (sous-ensemble du codage ASCII, plus précisément les normes RFC 952 puis RFC 1123).

C’était simple et efficace, mais signifiait entre autres : pas d’accents ni de caractères “spéciaux”, et pas plus d’alphabets “exotiques”.

Avec l’évolution des machines, la naissance du codage Unicode et la fabuleuse propagation du Net sur l’ensemble du Globe, l’ICANN a fini par lancer début 2006 le chantier des noms de domaine internationalisés (IDN en anglais). Un an plus tard, les premiers tests commençaient en 11 langues, incluant les caractères latins, les idéogrammes chinois et japonais, les symboles arabes, le cyrillique, etc.

Pour des raisons pratiques et de compatibilité, la retranscription d’un IDN s’effectue toujours avec le système originel, via le protocole Punycode : le nom est préfixé par “xn--” et chaque caractère “spécial” est converti en sa valeur Unicode.
Par exemple, “www.domaineinternationalisé.com” deviendra “www.xn--domaineinternationalis-w8b.com” (salut David).

Si les partisans du multiculturalisme mondial s’en sont réjouis, les cybersquatteurs également. En effet, les IDN démultipliaient d’un coup les possibilités de réserver des variantes subtiles de noms très convoités.
Ainsi materiel.net a été rapidement squatté par matériel.net, mais le recours URDP de la société Domisys a été rejeté au titre de la généricité du terme…

Il y a plus délicat : la confusion due à une similarité typographique, voire une homographie parfaite, certains caractères ressemblant à s’y méprendre à d’autres. Ceci n’est pas une “pįpe”, ce “ij” n’est pas un “i j”, et même ce “а” (cyrillique, codé xn--80a) n’est pas un “a” (latin, codé a) !

Notes :

  • On parle aussi de domaines internationaux ou multilingues (international, multinational, multilingual domains).
  • Certaines extensions n’autorisent pas les IDN ou se limitent à certains alphabets. Ainsi, le .INFO n’est pas ouvert à la langue française, tandis que le danois, l’espagnol, l’islandais ou le hongrois sont possibles. Mais les domaineurs francophones rusés peuvent exploiter les lettres communes à plusieurs langues, comme l’accent aigu (présent en espagnol). Pour l’instant, crédit.info est donc réservable, mais pas hôtel.info…

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